Pour lutter contre le développement de l’e-commerce, dont le marché a représenté 81,7 milliards d’euros en 2017, selon la Fevad (Fédération de l’e-commerce et de la vente à distance), les distributeurs et les enseignes veulent orienter les consommateurs vers leurs points de vente. Cela contribue au développement du marché du drive-to-store. De nouveaux acteurs comme Teemo, Singlespot, FidZup et Vectaury proposent en effet ces dernières années aux marques d’analyser les parcours et les points de vente fréquentés par leurs prospects, à l’aide des données de géolocalisation transmises par leurs mobiles, puis de leur adresser des publicités ciblées, et enfin de mesurer le trafic ainsi généré en magasin.
Certains analysent aussi le comportement des clients dans le point de vente (temps de la visite, rayons parcourus…). « La visite incrémentale en magasin va devenir le nouveau KPI du marketing digital pour les retailers », estime Nicolas Rieul, chief strategy & marketing officer de S4M. Les marques les plus intéressées sont celles de la grande distribution, les concessions automobiles et la distribution spécialisée.
Trois méthodes de géolocalisation
Les acteurs du secteur disposent de trois méthodes principales pour obtenir la donnée de géolocalisation des consommateurs : installer leur SDK dans les applications mobiles d’éditeurs partenaires ; écouter les bid requests envoyées par les SSP ; installer des bornes wifi ou des beacons dans les points de vente.