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Le Point
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François Claverie
PrésIdent SEPM
Le marché est difficile pour les hebdomadaires. Quelle est la situation du Point ?
Nous avons près de 11,8 millions de lecteurs au contact du titre chaque mois, selon la dernière étude One Global, ce qui est un chiffre significatif (chiffre multisupport du One Global ACPM au 1er trimestre 2017, contre 11,3 millions au dernier trimestre 2016. Ce qui classe Le Point en 17e position des éditeurs média, ndlr). Au global, la société a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 70 millions d’euros en 2016 (en léger retrait par rapport à 2015, ndlr), avec un bénéfice de quelques centaines de milliers d’euros (environ un million d’euros en 2015, ndlr).
Toutes les lignes de revenus traditionnelles sont à la baisse, sauf les abonnements, ce qui permet de ne pas être trop pénalisé par les difficultés du marché. L’abonnement à l’hebdomadaire (qui donne aussi accès aux offres numériques) a représenté 38 % des revenus, la publicité papier 27 %, la vente au numéro 21 %, le pur numérique (abonnements, ventes sur les kiosques en ligne et publicité) 10 %, et le hors-média 5 %. Notre actionnaire (François Pinault via sa holding Artemis, ndlr) a validé le plan stratégique (présenté par Olivier Megean, PDG, François Claverie et Etienne Gernelle, directeur de la publication, ndlr) qui prévoit des résultats 2017 avec de légères pertes du fait de nouveaux investissements – particulièrement sur le plan technique où nous changeons beaucoup de choses – qui seront onéreux.
Et vos résultats spécifiquement sur le numérique ?
Le classement Internet global de Médiamétrie nous donne une audience d’environ 7 millions de VU en mars 2017 sur tous les supports numériques et celui de l’ACPM sur la fréquentation 37 millions de visites (68 % sur le site en fixe et mobile et 32 % sur les applications mobiles et tablettes). Nous disposons d’un socle d’audience et de fréquentation solide, il reste que le marché de la publicité digitale se transforme en permanence, ce n’est pas une surprise, il faut s’adapter : la publicité display continue de chuter et la publicité mobile peine à progresser fortement ; le marché est préempté par Facebook et Google. Nous allons donc continuer à travailler notre offre en matière d’opérations spéciales qui mixe digital et papier.