La manière dont Google s’adapte au RGPD a causé quelques dégâts dans l’industrie de la publicité en ligne. Et la colère de ses partenaires. Après l’arrêt par son DSP, DoubleClick Bid Manager (DBM), de l’achat de l’inventaire de SSP tiers, dans la nuit du 24 au 25 mai (lire sur notre site), le SRI, l’Udecam, l’UDA, l’IAB France et le Geste ont sollicité au début du mois des rendez-vous auprès de l’Autorité de la Concurrence et du Secrétaire d’Etat chargé du numérique, Mounir Mahjoubi, et pointé dans une lettre ouverte, qui visait Google, “les conséquences indésirables des nouvelles règles (…) imposées à travers les conditions d’utilisation de (ses) outils publicitaires programmatiques et de leur non-interopérabilité avec d’autres acteurs”
Du nouveau pour Data Transfer
Dans une réunion avec Google début juin, les organisations professionnelles lui ont fait part d’un autre sujet d’insatisfaction : la fin du partage de son identifiant utilisateur. Le sujet est technique : pour connaître l’efficacité de leurs campagnes publicitaires à l’intérieur des supports de Google, les annonceurs et leurs agences clients de DoubleClick peuvent télécharger, depuis la fonctionnalité Data Transfer de DoubleClick Campaign Manager (DCM), un fichier de données sur la visibilité, le taux de clic ou encore le temps de l’interaction et la conversion (la liste de toutes les données partagées se trouve ici).