Quelles ont été les conséquences du RGPD pour Virtual Minds ?
Nous n’avons pas observé de baisse de l’inventaire data disponible ni des ventes programmatiques après le 25 mai. L’intérêt légitime est la base légale valable la plus utilisée en Allemagne. Or, quelques semaines avant l’entrée en vigueur du RGPD, Google a fait savoir qu’il ne prendrait en compte que le consentement. Cette façon d’aller au-delà de ce que prévoit la réglementation a beaucoup irrité les éditeurs et les grandes agences médias. Ces dernières ont donc décidé de réduire leurs investissements via Google, au profit des fournisseurs de technologie indépendants (SSP, DSP), avant même le 25 mai.
Quel regard portez-vous sur l’évolution de la réglementation sur la protection des données personnelles ?
Virtual Minds est un membre actif des organisations professionnelles qui représentent la publicité en ligne, dont l’IAB Allemagne et l’IAB Europe. Depuis dix ans, avant même RGPD, nous y combattons les règles folles sur la protection des données. L’essentiel de ce combat a été fait en vain et ce n’est que maintenant, alors que le RGPD débute et qu’ePrivacy est en chantier que les responsables politiques semblent réalisent ce que nous avons toujours dit : des règles strictes de protection ne réguleront pas le prélèvement des données par ceux que vous voulez réguler, mais les aideront à se développer encore davantage.