Malgré la forte croissance de leurs audiences, les reports et annulations de campagnes publicitaires dès le début du confinement ont plombé les résultats des éditeurs entre mars et mai 2020. La reprise sera très progressive en raison des incertitudes économiques et cette crise aura un impact significatif sur leur chiffre d’affaires sur l’ensemble de l’année 2020. En France, ils ont enregistré en moyenne une régression de leurs revenus publicitaires de 30 à 50 % sur le seul mois de mars selon les données recueillies par mind Media, puis de 50 à 70 % en avril.
À l’échelle du premier trimestre, cela représente une perte de 12,6 % par rapport à la même période en 2019, selon les chiffres du BUMP publiés début mai.
Tous les acteurs ne semblent pas touchés de la même façon par la crise publicitaire, puisque dans le même temps. Google et Facebook ont ainsi publié une hausse de leurs revenus publicitaires au premier trimestre au niveau mondial : 10 % pour Google et 17 % pour Facebook. La hausse de leurs revenus est moins forte que d’ordinaire, certes, mais elle reste notable et satisferait déjà largement les éditeurs médias locaux.
“Sans oublier Amazon qui profite de l’essor du e-commerce et de l’intérêt grandissant des annonceurs pour le retail media (lire notre article sur son dynamisme pendant le confinement, ndlr)”, nous précisait il y a quelques semaines Salem Handoura, directeur du numérique du groupe Heroiks.