Ces dernières semaines, les annonces d’acteurs publicitaires (agences, annonceurs, sociétés technologiques) suspendant leurs activités ou se retirant de la Russie, suite à l’invasion par l’armée du pays de l’Ukraine le 24 février, se sont multipliées.
Les six principaux groupes de communication mondiaux ont ainsi tous indiqué vouloir fermer ou transférer à des partenaires locaux leurs bureaux russes, tandis que 75 % des annonceurs membres de la WFA disent vouloir revoir leurs budgets marketing destinés à ce marché. En raison des spécificités de ce pays, son poids dans l’activité des grands groupes internationaux semble relativement limité : chez les Big Six, la Russie ne représenterait qu’1 à 2 % des revenus.
Un marché de la communication équivalent à 11,8 milliards d’euros
Le marché de la communication russe n’en demeure pas moins dynamique. En 2021, les dépenses de communication des annonceurs y ont progressé 20,5 % par rapport à 2020, mais aussi de 14,9 % par rapport à 2019 selon les données de l’association d’annonceurs russe AKAP, preuve que la hausse n’est pas liée qu’au rebond mécanique observé après la crise sanitaire et économique.