En réponse à l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe le 24 février, l’essentiel des flux financiers habituels avec la Russie ont été bloqués et des interdictions d’exportation ont été prononcées par l’Union européenne et les Etats-Unis, notamment certains alcools, produits de luxe et voitures. Les autorités politiques françaises ont également demandé aux entreprises de cesser autant que possible leurs relations commerciales et leurs investissements sur le territoire russe. Les acteurs des médias et du marketing sont concernés : selon un décompte de l’Université de Yale, près de la moitié des acteurs de ces secteurs s’étaient retirés du pays fin mars.
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Les agences et les acteurs des services marketing se retirent
L’ensemble des grands réseaux de communication ont annoncé quitter la Russie ou travailler en ce sens. WPP a été le premier d’entre eux, vendredi 4 mars, à mettre fin à ses activités locales. Le réseau d’agences britannique (GroupM, Ogilvy, Wunderman Thompson, VMLY&R…) a indiqué y avoir 1 400 collaborateurs sur un total de 105 000 – et 200 personnes en Ukraine. Lors de la présentation, le 24 février dernier, de ses résultats préliminaires, WPP avait indiqué que la Russie ne représente qu’1% du chiffre d’affaires mondial, et l’Europe de l’Est moins de 9 %.
Interpublic Group (IPG) a à son tour annoncé lundi 14 mars cesser toutes ses activités commerciales en Russie. Le groupe de communication américain ne communique pas son activité financière en Russie, où il exerce ses activités d’agences (Initiative, Reprise, Mullen Lowe, McCann, FCB) via un partenariat stratégique avec le groupe de communication local ADV. Il est majoritaire au capital des agences créatives depuis 2015 et affirme avoir 200 collaborateurs locaux sous sa responsabilité. Son activité semble donc marginale. IPG a indiqué fournir à son partenaire local des liquidités pour rémunérer les employés « pour les six prochains mois au minimum ».
Les grands réseaux de communication semblent peu exposés au marché russe
Le lendemain, c’est Publicis qui a affirmé mardi 15 mars l’arrêt immédiat de toutes ses activités et ses investissements en Russie. Le groupe français y rassemblait 1 200 de ses 85 000 collaborateurs à travers ses agences médias et créatives (Leo Burnett, Publicis, Nurun, Starcom, Zenith, Performics…). Publicis Groupe a indiqué transférer le contrôle de ses opérations locales à Sergey Koptev, l’actuel président de Publicis en Russie, “avec l’engagement contractuel d’assurer un avenir à ses collaborateurs dans le pays”, indique-t-il.