Lors de la première édition du Paris Podcast Festival, en octobre 2018, quatre acteurs français avaient présenté leurs applications d’agrégation de podcasts payantes : Majelan, Sybel, Tootak et Elson. Ils faisaient preuve de beaucoup d’ambitions pour le marché français de l’audio payant, alors encore limité aux plateformes de streaming type Spotify et Deezer.
18 mois plus tard, la viabilité de ce modèle est déjà remise en cause.
Un marché pas assez mature
Fin juin, le fondateur de Tootak, Pierre Denis, expliquait dans un poste LinkedIn faire pivoter son modèle économique pour se concentrer sur la production de podcasts d’entreprise. Depuis déjà fin 2019, la société de huit personnes crée des contenus audio de formation ou de communication interne pour des entreprises comme Kellogg’s et Henkel, grâce à son studio interne et avec la collaboration de podcasteurs. L’application d’agrégation de podcasts existe toujours – les clients BtoB accèdent d’ailleurs à leurs contenus depuis une interface dédiée en son sein – et continue d’être alimentée, indique Pierre Denis, qui chiffre à 4 000 le nombre de chaîne de podcasts qu’elle diffuse.
Spécialisée dans la recommandation de contenu en fonction du temps d’écoute disponible, elle devait initialement être monétisée par un abonnement payante, qui n’a finalement jamais été lancée.