La publication de la liste des 101 sites labellisés vendredi 18 novembre a signé la fin du Digital Ad Trust, dans la forme dans laquelle il existait depuis la première vague en mars 2018. Malgré un bilan mitigé, avec des investissements publicitaires limités de la part des annonceurs sur des sites dont la qualité média a sensiblement progressé, “poursuivre le Digital Ad Trust est nécessaire, nous devons continuer à défendre les médias premium vis-à-vis des grands plateformes américaines”, estime Jean-Baptiste Rouet, chief digital & programmatic officer de Publicis Media France et président de la commission digitale de l’Udecam.
Une prise en compte de l’empreinte environnementale de la publicité
D’ici la prochaine réunion du comité décisionnel du Digital Ad Trust au premier trimestre 2023, le flou demeure encore sur la forme, les critères, le calendrier ou encore les opérateurs de sa prochaine version. Seul son nom semble avoir déjà été arrêté : “Substainable Digital Ad Trust”. Ce qui signifie que “le Digital Ad Trust intégrera des critères liés à la transition écologique”, confirme Hélène Chartier, directrice générale du SRI, sans donner plus de détails. Une volonté partagée : “Toute la filière y est favorable”, affirme Valérie Morrisson, directrice générale du CESP, qui a opéré le référentiel et les contrôles de la précédente version du label.
“Le marché publicitaire n’a plus le choix d’intégrer ces critères”, fait valoir Erwan Le Page, directeur général de Media Square.