Avec le boost de la consommation vidéo en ligne, gratuite mais aussi payante, pendant les périodes de confinement, l’offre s’est largement développée. Face au leader Netflix, de nouveaux acteurs se sont lancés sur le marché français comme Disney+, Salto ou plus récemment BrutX. Les modèles de commercialisation se sont également diversifiés pour répondre aux différents types de consommation et toucher tout autant d’internautes, avec notamment le développement de l’AVOD, adoptée notamment par le service Pluto TV de ViacomCBS. Ce modèle vient s’ajouter à celui de l’abonnement (SVOD ou OTT) et de la VOD qui représentent différentes possibilités pour les acteurs de contenus vidéo de monétiser ces derniers. mind Media a interrogé trois acteurs français qui appliquent ces trois modèles, Canal+, Molotov et FilmoTV, sur les spécificités de chacun et leur complémentarité.
L’AVOD
Malgré la démocratisation des modèles payants dans la vidéo, son financement par la publicité, l’AVOD se répand aux États-Unis et s’implante de plus en plus en France. “Seule 30 % de la population est encline à payer pour de la vidéo”, estime Grégory Samak, directeur général du service de télévision en ligne français Molotov, “et l’AVOD permet de ne pas laisser les trois quarts du marché sans offre”. D’autant plus en France, “un marché habitué à la gratuité de l’audiovisuel”, ajoute-il.
Contrairement à la vidéo en ligne classique, la publicité semble ici plus consentie car elle permet d’accéder à des contenus qui sont souvent payants ailleurs. Molotov a lancé son offre de films à la demande financée par la publicité, Mango, en novembre 2020. Sa régie publicitaire, dirigée par Béatrice Leroux Barraux, ancienne présidente de NRJ Global, revendique 7 millions d’impressions par mois grâce à un format qui “mêle la brand safety de la télévision et l’intelligence publicitaire du numérique”.