Pour réduire leur impact sur le climat, les acteurs de la publicité multiplient les initiatives pour mesurer leur empreinte carbone avec des calculatrices. Pourquoi estimez-vous que ce n’est pas une approche optimale ?
Toutes les initiatives sont bienvenues, pourvu qu’elles contribuent à la prise de conscience, voire à des actions de réduction des émissions. Les calculettes carbone ont une valeur essentielle : elles permettent rapidement d’avoir une première approximation du volume des émission carbone des campagnes de communication. Elles permettent donc de créer ou de renforcer la prise de conscience et guident vers les premières priorisations des efforts à faire. Mais oui, notre conviction est effectivement que les calculettes carbone sont insuffisantes : une démarche data globale est pour les marques plus puissant et plus efficace que les calculettes pour réduire leur empreinte carbone. La recherche d’efficacité dans la publicité ne date pas d’hier. Mais depuis quelques années, la data y a pris un rôle central. C’est la ressource clé qui permet de mesurer l’efficacité des campagnes de façon précise et sur laquelle repose de nombreux moyens d’optimisation notamment grâce au machine learning. Alors quand on parle de décarbonation, l’analogie est forte avec cette recherche d’efficacité. Et on peut appliquer à la décarbonation beaucoup de nos démarches data. Simplement on ne doit pas chercher ici à minimiser les coûts financiers mesurés en euros. Mais on cherche à minimiser les coûts en émissions carbone, mesurés en tonnes de CO2 équivalents.
Pierre Harand
2020 Co-CEO, managing partner, APAC & Southern Europe, fifty-five
2017 Managing director Southern Europe, fifty-five
2013 Director, global consulting and business development, fifty-five
2011 Group strategy director, Canal+
2009 Director Advertising solutions sales, Microsoft