Différentes initiatives autour de la blockchain voient le jour dans l’écosystème de la publicité en ligne. Sont-elles en mesure d’améliorer sa transparence et la qualité des inventaires ?
Le développement de la blockchain est la meilleure chose qui puisse arriver au marché de la publicité. Tout d’abord, elle peut régler la question de la transparence financière. Sur cet aspect, elle a déjà fait ses preuves dans d’autres secteurs d’activité. Les projets en cours dans notre secteur portent d’ailleurs sur cet aspect de la transparence des coûts, mais il faudra aussi développer son utilisation pour le bon affichage des bannières. Les initiatives que l’on voit émerger ne fournissent pas encore la preuve d’une garantie de qualité de la distribution des bannières.
Je pense au projet développé notamment par Dentsu Aegis (l’initiative « Adschain » lancée en octobre par Dentsu Aegis avec S4M, Mondadori et Smart en France, ndlr) ou celui lancé par Mindshare avec MediaMath, Rubicon Project et IAS (l’initiative « Project Proton », ndlr). Dans ces projets, l’engagement dans la blockchain s’arrête à la SSP. C’est un bon début, mais le but ultime est que l’annonceur puisse proposer à l’internaute de rémunérer son attention et son engagement. Le jour où l’on arrivera à ce stade, ce sera la mort de beaucoup d’intermédiaires publicitaires.
Ces deux initiatives en phase de test visent surtout à lutter contre la fraude, qui est le principal problème des annonceurs. il s’agit d’un chantier prioritaire sur le marché, notamment pour les agences.