Les trois points à retenir :
- Selon les données d’Adomik, les curated deals représentent aujourd’hui 1,5 % du marché programmatique français, et cette part augmente au détriment des private auctions.
- Les SSP ouvrent leurs outils de curations à des tiers (fournisseurs de données, agences, éditeurs…) pour qu’ils fournissent aux annonceurs du reach selon des critères de qualité.
- La répartition de la valeur entre les différents intermédiaires peut apparaitre opaque pour les éditeurs.
L’évolution du programmatique, avec différents chemins d’accès sur des terminaux et environnements variés, a considérablement complexifié l’achat d’espaces publicitaires. Les acheteurs sont de plus en plus en recherche d’inventaires sûrs, qualifiés et permettant une optimisation rapide des campagnes.
Depuis quelques années déjà, en partie pour répondre à cette attente, les SSP mettent à disposition des sélections d’inventaires chez différents éditeurs, des “packages” rassemblées sous le même code de deal programmatique.
La société d’analyse des revenus programmatiques Adomik, qui scrute les données de revenus et d’impressions des principales SSP, estime à 1,5 % la part des curated deals sur le total du marché programmatique français – un chiffre qui reste approximatif, cette information étant compliqué à collecter du côté des SSP. “Mais on est sans doute sur le type de transaction qui augmente le plus vite : cette part était de seulement 1 % sur la fin de l’année 2021”, indique Jean-François Bernard, chief product officer d’Adomik. Selon la société, cette augmentation se fait au détriment des private auction.