-
Equativ
DSP, Publicité, Publicité TV segmentée, SSP
L’essor de la publicité sur mobile, dont le marché représentera en 2018 plus de 50 % du marché publicitaire en ligne français, selon l’Observatoire de l’e-Publicité du SRI, a permis le développement de plusieurs sociétés adtech spécialisées, avec des positionnements très différents, comme l’adserver Smart, le spécialiste du ciblage sur mobile Ogury, la régie mobile Madvertise, ou encore la société de drive-to-store Vectaury. Pour tenir leurs promesses aux annonceurs d’un meilleur ciblage des consommateurs et aux éditeurs d’une meilleure monétisation de leurs inventaires, ces acteurs ont besoin de recueillir des données sur les mobinautes (géolocalisation, état du réseau…) via les SDK qu’ils installent dans les applications mobiles à large audience.
Depuis quelques mois, l’association Exodus Privacy recense les traqueurs installés dans plusieurs centaines d’applications Android, le système d’exploitation présent dans près de 9 smartphones sur 10 dans le monde (voir la méthodologie et les biais possibles en encadré). Il ressort que les acteurs spécialisés français ont installé leur traqueur dans 53 applications d’éditeurs en moyenne, avec de fortes disparités : dans 3 applications pour TeleQuid à 133 pour Smart, en passant par 28 pour Teemo (voir graphique ci-dessous). Pourquoi ces sociétés ont-elles besoin d’un SDK ? Quels types de données ces outils recueillent-ils ? Existe-t-il des alternatives aux SDK ?
Pourquoi s’appuyer sur un SDK ?
Intégrer un nouveau SDK dans une application n’est pas un choix aisé pour les éditeurs, qui redoutent notamment le risque de bug et de latence. Pour les convaincre, les sociétés publicitaires doivent souvent leur promettre des revenus suffisamment attractifs.