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Publicité, Technologies
Quelle est la méthode de Sleeping Giants pour lutter contre la diffusion des discours de haine ?
L’objectif de Sleeping Giants est de lutter contre le financement des messages haineux (racistes, xénophobes, négationnistes…) – mais aussi des fake news car ces catégories vont souvent ensemble sur des sites peu regardants – par la publicité afin de protéger les citoyens de ces contenus. Selon une étude de Newsguard et Comscore publiée cet été, ils captent 1,68 % des dépenses publicitaires mondiales, soit 2,6 milliards de dollars annuels. La branche française de Sleeping Giants a été ouverte en 2017 alors que le média d’extrême droite américain Breitbart s’apprêtait à lancer une version française avec l’objectif d’influencer les élections présidentielles.
Pour cela, nous interpellons les annonceurs via Twitter ou en direct lorsque nous les connaissons. Le but n’est pas de faire du bruit sur les réseaux sociaux autour de ces interpellations, car lorsque les annonceurs cèdent sous la pression, cela n’induit aucun changement durable. On alerte sur des risques de brand safety dans l’intérêt et pas contre les annonceurs, nous n’avons aucun intérêt économique à y gagner.
Les réactions des annonceurs à ces interpellations ont-elles évolué ces dernières années ?
Quand nous avons débuté l’activité de Sleeping Giants en France, nous contactions les community managers des marques sur Twitter qui se contentaient alors de répondre qu’ils avaient transmis notre message au service concerné ou à l’agence. Aujourd’hui, ces profils sont plus au fait de la problématique de la brand safety, ce qui permet aux marques de réagir plus vite. Par la suite, des relations durables s’établissent avec ces dernières, nous sommes invités à parler avec les équipes marketing, à participer à des colloques, à échanger avec les agences pour lutter efficacement contre ce problème.