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Le Figaro
Médias, Offres payantes
Depuis le 25 mai, à de rares exceptions près, le RGPD oblige les acteurs de la publicité en ligne à disposer du consentement univoque et éclairé des internautes préalablement à la collecte et au traitement de leurs données personnelles. L’IAB Tech Lab, déjà à l’origine des fichiers ads.txt pour lutter contre la fraude dans la publicité en ligne, s’est penché depuis plusieurs mois sur la question de la transmission de ce consentement, recueilli par les éditeurs, vers leurs partenaires technologiques, en imaginant un outil commun dédié.
La majeure partie du marché tente donc de s’accorder sur un outil commun pour recueillir et traiter le consentement. Les travaux de l’IAB Tech Lab ont abouti le 25 avril à la publication conjointe avec l’IAB Europe du standard Transparency & Consent Framework. Dans ce cadre, l’IAB a mis en place une liste de prestataires parmi lesquels les éditeurs pourront choisir ceux auxquels ils acceptent de transmettre le consentement, et pour quelles finalités. Ce consentement peut être donné pour un site donné, pour un groupe de sites, ou pour la totalité du web.
Cette souplesse est notamment destinée à rassurer les groupes qui possèdent plusieurs sites, et ceux, de plus en plus nombreux, qui intégrent des alliances, comme Gravity ou relevanC, mais aussi les nombreux couplages publicitaires, comme Skyline. De même, les internautes pourront sélectionner les fournisseurs avec lesquels ils acceptent de partager leurs données et la finalité du traitement. Ils pourront le faire via une Consent Management Platform (CMP), un outil installé par les éditeurs qui leur fournit une interface utilisateur, enregistre les préférences et stocke le consentement. A fin mai, environ 160 prestataires ont rejoint le Framework (la liste complète ici).
Comment les éditeurs recueillent-ils le consentement ?
En Europe et aux Etats-Unis, les éditeurs choisissent généralement entre trois méthodes d’obtention du consentement. Premièrement, une action positive explicite : demander un opt-in avant de déposer les cookies et lancer les scripts sur la page. Deuxièmement, une action positive implicite, tolérée par la CNIL française : un bandeau d’information, plus ou moins discret est affiché, aucun cookie n’est déposé avant qu’un clic ou un scroll atteste de la poursuite de la navigation.