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Sophie Gourmelen
Présidente Groupe EBRA
Vous avez été nommée directrice générale du Parisien il y a un an. Quelle est votre stratégie pour le titre qui était en perte de vitesse ?
Notre objectif est d’impulser une nouvelle dynamique positive autour du titre, à commencer par le redressement de la diffusion payée. Le Parisien est historiquement très dépendant de la vente au numéro, mais le marché est caractérisé par une forte baisse sur ce segment (selon l’ACPM, pour Le Parisien, la vente au numéro payée par l’acheteur en France a diminué de 9,8 % en 2015 puis de 11,71 % en 2016, ndlr). Il faut faire évoluer ce modèle. Pour cela, nous souhaitons accentuer nos efforts sur l’abonnement papier et numérique. C’est l’esprit de nos initiatives récentes et à venir.
Le Parisien possède une forte audience mais est en retard sur le payant en ligne.
Il y avait environ 6 000 abonnés numériques individuels fin 2016 (en baisse de 9,72 % en un an selon l’ACPM, ndlr), alors que l’audience totale de la marque est importante, avec 15 millions de visiteurs uniques mensuels (Médiamétrie, Internet Global, février 2017, ndlr). C’est donc trop peu, c’est vrai. Augmenter ce chiffre est une priorité. Nous allons accentuer nos efforts autour du paywall concernant l’ensemble de l’offre numérique. Différents dispositifs vont être testés tout au long de l’année, à la fois sur le prix et sur le nombre d’articles gratuits ainsi que sur les services qui viendront enrichir l’offre d’abonnement. Par exemple cinq articles gratuits, plus trois après avoir fourni un identifiant de connexion (e-mail, Facebook Connect ou Google Connect, ndlr).