Quel regard portez-vous sur l’évolution du marché de la publicité en ligne ?
Notre intuition il y a trois ans était la bonne : sur le digital, le display vendu en gré à gré s’effondre et le programmatique évolue vers plus de deals garantis à côté de l’open auction. La poursuite du développement du programmatique est inéluctable.
Quel est l’impact de ces tensions du marché publicitaire sur 366 ? Comment la régie s’adapte-t-elle ?
Notre régie a un positionnement très particulier en France avec un ancrage extrêmement puissant en régions mais aussi une large couverture nationale via les audiences numériques des éditeurs de PQR, qui ne se limitent pas aux régions. Ces spécificités sont de vrais atouts : la PQR est le premier fournisseur de contenus en France avec 35 000 personnes qui écrivent dont 5 000 titulaires de cartes de presse.
Les audiences en lignes que propose 366 sont toujours très significatives, une audience Internet Global de 26,6 VU mensuels en juin (chiffre Médiamétrie//NetRatings), ce qui nous place en volume derrière Google, Microsoft et Facebook.
Dans le détail, nous avons totalisé sur ce mois-là 14,5 millions de VU sur ordinateur pour 35 minutes de temps passé en moyenne, 16 millions de VU sur mobile (15 minutes de temps passé) et sur tablette 10 millions de VU (32 minutes de temps passé). Les groupes les plus importants en audience et en revenus générés sont Ouest France, Rossel et Ebra. Parmi les sites de marques, on peut citer Sud Ouest, La Dépèche, La Provence ou Le Télégramme qui tirent leur épingle du jeu. Concernant la monétisation, il faut admettre que c’est compliqué, à l’image du marché, notamment sur le numérique où les revenus sont en retard sur les usages : le digital représente seulement 11 % des revenus globaux de la PQR, et au sein de 366 c’est 8 %.