-
AXA France
assurance dommages, assurance santé, assurance vie
-
Crédit Mutuel Arkéa
banking-as-a-service, banque en ligne, banque mobile
-
Crédit Agricole CIB
conformité, financement des entreprises, gestion du risque, marchés de capitaux, regtech
-
Maxime Havez
Chief Data Officer Crédit Mutuel Arkéa depuis janvier 2022
-
Chafika Chettaoui
Chief Data Officer AXA France depuis septembre 2022
L’AI Act, malgré les réserves françaises, italiennes et allemandes, a fait l’objet d’un accord (provisoire) au sein du trilogue en décembre 2023. Le vote final par les 27 Etats membres est intervenu le 2 février 2024, validant quelques concessions portées par la France et l’Allemagne.
Pour le commissaire européen au marché intérieur, Thierry Breton, la ratification unanime du texte est cependant une reconnaissance de “l’équilibre parfait trouvé par les négociateurs entre l’innovation et la sécurité.” Avant même sa ratification, le texte faisait déjà l’objet de l’attention des secteurs de la finance et de l’assurance, dont certains modèles d’intelligence artificielle, notamment ceux d’IA générative, seront assujettis à la réglementation, qu’ils en soient les concepteurs ou les utilisateurs.
Des garde-fous sur l’IA générative
“Nous assureurs, nous sommes soumis aux mêmes exigences qu’un fabricant d’ascenseur ou que l’éditeur du logiciel d’un véhicule autonome. Nous devons atteindre le même niveau de conformité qu’un équipement susceptible d’aboutir à un décès”, soulignait en décembre 2023 François-Xavier Enderle, le directeur de la transformation digitale de Groupama. Cet enjeu de conformité, l’entreprise en a donc largement tenu compte dans le cadre de la mise en œuvre de sa stratégie sur l’IA générative.
Chez AXA France, malgré la complexité en termes de conformité introduite par l’IAGen, la CDO Chafika Chettaoui se veut optimiste, comme elle l’expliquait à l’occasion de l’AI Act Day en décembre dernier. “C’est en embarquant tout le monde dans l’entreprise sur ce sujet et en acculturant que nous y parviendrons.”
Maxime Havez, CDO du Crédit Mutuel Arkéa, défend à ce titre la valeur des démarches de certification. La banque envisage d’ailleurs de décrocher la certification LNE (Laboratoire national de métrologie et d’essais) sur les processus de conception de l’IA. Le CDO promeut une approche permettant “de se préparer au mieux. Et l’exercice de la certification favorise des évolutions concrètes”, notamment au niveau de l’outillage du data scientist, acteur central de la conception des IA.