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Embleema
Données de santé, e-santé, Essais cliniques, Recherche
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Institut Curie
Essais cliniques, Hôpital, Oncologie
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Owkin
Données de santé, Intelligence artificielle, Oncologie, Recherche et développement
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Pierre Fabre
Données de santé, Essais cliniques, Innovation, Oncologie, Recherche et développement
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Robert Chu
Cofondateur et CEO Embleema
Création de consortium, collaboration de recherche, lancement de premiers projets…, la blockchain fait régulièrement parler d’elle dans le secteur de la santé depuis quelques mois. Elle pourrait représenter un marché de plus d’1,6 milliard de dollars au niveau mondial en 2025, contre 48,2 M$ en 2018, selon une étude de Global Market Insights. Une croissance portée par les applications sur les échanges de données et l’interopérabilité, loin devant celles concernant l’intégrité de la chaîne logistique et les essais cliniques, d’après le cabinet d’étude. Ces sujets font en effet l’objet de nombreux projets.
En matière de logistique, l’éditeur français de solutions autour de la sérialisation des médicaments Adents a, par exemple, initié un projet en juillet 2018. Tandis que la start-up britannique Veratrak a levé 1 million de livres sterling en avril 2019 pour sa plateforme de gestion de la chaîne de distribution basée sur la blockchain. Dans les essais cliniques, citons les sociétés allemande Shivom et britannique Lifebit qui se sont rapprochées en décembre 2018 pour la mise en place d’une plateforme d’identification des patients pour les essais cliniques.
Mais la majorité des projets concernent actuellement les données de santé. Très active dans ce domaine, la start-up franco-américaine Embleema a multiplié depuis mi-2018 les annonces autour de son consortium. Dans l’Hexagone, il réunit les laboratoires pharmaceutiques Pierre Fabre et Servier, mais aussi l’éditeur Pharmagest et le centre hospitalier Gustave Roussy.
Le consortium Substra, mené par la start-up Owkin, regroupe lui aussi différents acteurs du monde de la santé (École Polytechnique, Institut Curie, Centre Léon Bérard, université Paris Descartes, CHU de Nantes et trois hôpitaux de l’AP-HP : Saint-Louis, Antoine-Béclère et Jean Verdier). En Europe, Be-Studys, spécailisé dans la gestion et la protection des données personnelles a intégré en mars 2019 l’openlab du Cern pour la construction d’une plateforme de mise à disposition des données de santé. La blockchain fait également l’objet de partenariats entre acteurs privés et associations de patients, à l’exemple de l’organisation européenne dans les maladies rares Eurordis avec le laboratoire Takeda et le géant de l’informatique Microsoft.
Identifier des projets avec une vraie utilité de la blockchain
Pourtant si les projets pullulent dans le domaine de la santé, peu d’applications de grande ampleur émergent.