Au niveau mondial, les données de santé représenteraient un volume de 2,3 milliards de giga-octets. Parmi elles, figurent les données en vie réelle ou de vraie vie, c’est-à-dire des données n’étant pas collectées dans un cadre expérimental mais étant générées à l’occasion des soins réalisés en routine pour un patient ou via des objets connectés comme les montres, balances… Elles apportent a priori des informations sur le parcours de soins mais aussi sur la prise en charge des malades dans leur quotidien. Elles intéressent aujourd’hui différents acteurs du secteur tant pour le suivi de l’usage que de l’efficacité des produits de santé, en passant par la recherche médicale (Lire L’Essentiel sur les données de santé de mind Health).
À l’occasion d’une conférence le 10 septembre 2020, l’agence américaine de régulation du médicament (Food & Drug Administration, FDA) a présenté le travail qu’elle effectue sur les données de vie réelle à travers son “real-world evidence program”, dévoilé en décembre 2018, détaillant au passage des cas d’usage. Amy P. Abernethy, alors commissaire adjointe de la FDA (poste qu’elle a quitté en avril 2021), a d’emblée souligné qu’en matière de données de vie réelle “la vérité est que nous apprenons en faisant. (…) J’aime à penser à un système de santé apprenant, dans lequel le soin apporté au patient assis en face de vous est enrichi par tous les patients soignés avant lui et dans lequel la transformation numérique du soin est réinvestie dans une agrégation continue de données. Surtout, plutôt qu’un système de santé national, il s’agit d’un ensemble de systèmes imbriqués à travers les États-Unis et le monde”.

ex-commissaire adjointe de la FDA
À l’occasion d’une conférence le 10 septembre 2020, l’agence américaine de régulation du médicament (Food & Drug Administration, FDA) a présenté le travail qu’elle effectue sur les données de vie réelle à travers son “real-world evidence program”, dévoilé en décembre 2018, détaillant au passage des cas d’usage. Amy P. Abernethy, alors commissaire adjointe de la FDA (poste qu’elle a quitté en avril 2021), a d’emblée souligné qu’en matière de données de vie réelle “la vérité est que nous apprenons en faisant. (…) J’aime à penser à un système de santé apprenant, dans lequel le soin apporté au patient assis en face de vous est enrichi par tous les patients soignés avant lui et dans lequel la transformation numérique du soin est réinvestie dans une agrégation continue de données.