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SKEZI
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Valérie Denux
Directrice Europe et innovation ANSM
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Franck Mouthon
Directeur exécutif Agence de programmes de recherche en santé depuis mars 2024
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Lise Alter
Directrice du cabinet du Ministre chargé de la santé et de l'accès aux soins
Le 22 janvier dernier, les entreprises du médicament (Leem) publiaient leur enquête annuelle dédiée à l’attractivité de la France pour la recherche clinique. Située derrière l’Espagne en termes de nombre d’essais industriels sur le médicament (636 vs 810 pour l’Espagne, entre le 1er janvier 2022 et le 30 juin 2023), la France pâtit notamment d’une durée d’autorisation beaucoup plus longue que son voisin hispanique (87 vs 53 jours). À titre de comparaison, en 2022, 160 jours étaient nécessaires pour inclure un premier patient en France dans un essai de cancérologie (cf. frise ci-dessous) versus 143 jours en Espagne.

“Les délais administratifs et règlementaires sont un sujet sur lequel il y a des efforts à faire en France, explique à mind Health Franck Mouthon, président de France Biotech. Globalement les choses se sont améliorées, sur le plan de l’ANSM notamment, mais il reste encore quelques zones de faiblesse sur les CPP”
Lever les freins liés aux CPP
Le 20 novembre dernier, lors du congrès CHU Healthtech Connexion Day organisé par France Biotech et la Conférence des directeurs généraux de CHRU, une table ronde destinée à explorer les nouveaux outils et méthodologies en recherche clinique a révélé le malaise d’une grande partie de la profession autour des Comités de Protection des Personnes (CPP). Si les nouvelles méthodologies, comme les bras de contrôle synthétiques suscitent un intérêt croissant, l’urgence pour les acteurs de la recherche semble ailleurs.