Avec plus de 21 000 employés dans le monde, une présence dans 148 pays, 47 médicaments sur le marché mondial, le développement en cours sur 33 candidats-médicaments et un chiffre d’affaires de plus de 4 milliards d’euros en 2017, le laboratoire pharmaceutique français se prépare à l’entrée en vigueur du règlement général sur la protection des données (RGPD). Néanmoins, Natacha Udo-Beauvisage, déléguée groupe aux Données personnelles (GDPO), se montre confiante. Si elle ne communique pas sur le budget, elle affirme que le financement est attribué sans difficulté. “C’est un investissement dans la continuité”, ajoute-t-elle. En effet, la mise en conformité RGPD s’inscrit dans une démarche démarrée il y a 5 ans. “A l’initiative de la direction juridique et avec l’aide du cabinet EY, nous avons effectué une cartographie des bases de données existantes, qui s’élèvent aujourd’hui à une centaine environ, comprenant notamment les bases RH, essais cliniques, pharmacovigilance, gestion des accès aux locaux, CRM, lutte contre la contrefaçon de médicaments… Et nous avons mis en place un plan de mise en conformité”, témoigne-t-elle.
Constituer un réseau de relais dans l’entreprise
Le groupe a également désigné un Correspondant informatique et liberté (CIL) en 2014. “Il intervient pour l’ensemble des entités françaises, soit environ une trentaine”, précise Natacha Udo-Beauvisage.