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Achat média, Programmatique, SSP
Une campagne publicitaire en ligne émet en moyenne 5,4 tonnes de CO2. C’est l’estimation avancée par l’IAB Europe lors d’une conférence au salon DMexco mercredi 21 septembre en s’appuyant sur les données de la société Good-Loop. Un chiffre qui fait office de moyenne, certes, mais qui a le mérite de rappeler l’impact carbone de la publicité en ligne et qui met en évidence le besoin pour les technologies d’achat et de vente programmatique de s’approprier le sujet, alors que la majorité des initiatives sont aujourd’hui cantonnées aux régies publicitaires et aux agences.
De nombreuses actions sont d’ores et déjà possibles par ces acteurs, aussi bien sur leur consommation directe d’énergie, que via leur stratégie d’optimisation des enchères sur le marché programmatique ouvert. Voici cinq leviers sur lesquels le secteur adtech peut agir.
1) L’optimisation de la consommation des data centers
Les serveurs et data centers associés sont au cœur de l’activité des sociétés adtechs, que ce soit dans le cadre de la conservation et l’activation de données ou le traitement de requêtes sur le marché programmatique ouvert. A titre d’exemple, chez Criteo, ses 11 data centers pour 45 000 serveurs représentaient 97 % des émissions carbone de la société (bureaux compris) en 2021. Comme d’autres acteurs du numérique tels que les plateformes de SVOD, l’optimisation de l’empreinte carbone de l’infrastructure a été l’un des premières mesures écologiques des grands groupes adtechs.
D’abord en réduisant la consommation d’énergie directe des data centers. Dans son rapport annuel, Criteo indiquait ainsi avoir réduit la consommation d’énergie globale de ses data center de 3 % l’année passée à 66,17 mégawatts par heure – après une augmentation régulière sur les années précédentes. “Cela passe en premier lieu par le prolongement de la durée de vie des serveurs, notamment grâce au changement de pièces”, explique Nicolas Rieul, VP Europe de l’Ouest à Criteo. La société rapporte ainsi que “les nouveaux processeurs répondent à deux fois plus de requêtes par seconde pour un watt consommé (RPS/Watt)”.