Quel bilan faites-vous des six premiers mois de Spicee ?
Nous avons d’abord rempli notre premier objectif, qui était de faire vivre le produit et l’expérience. Nous avons créé une identité assez forte, grâce à 70 heures de programmes frais, soit dix heures par mois, qui sont complètement exclusifs. Nous avons aussi réussi à nous positionner sur des sujets d’investigation, qui sont d’ailleurs retenus dans les sélections pour des grands prix du documentaire : par exemple au Figra pour un documentaire sur la politique d’immigration au Australie, et au Fipa pour “Les Escadrons du Djihad”. De plus, le principe du payant a été validé. Nous avons 10 000 clients, dont 2000 abonnés et 8 000 qui ont acheté à l’acte, ce qui n’était pas gagné au départ : tout le monde nous disait que personne n’était prêt à payer pour du contenu. Nous avons aussi une communauté qui est en train de naître sur les réseaux sociaux : nous comptons 8 000 fans sur Facebook, réseau qui nous apporte 60 % de notre trafic. Enfin, nous avons constaté que notre audience consomme autant nos formats de cinq minutes que nos documentaires de 52 minutes.
Comment choisissez-vous les programmes que vous mettez en ligne ?
C’est une addition de niches et de communautés qui fait l’audience de Spicee. Nous l’avons vu quand nous avons mis en ligne un petit documentaire sur les “frigos du coeur” à Berlin, au moment de la COP21. Cette vidéo de cinq minutes, sur un sujet qui n’est a priori pas grand public, est devenue virale, nous l’avons donc laissée en diffusion gratuite.