Qu’est-ce qui vous a poussé à lancer une offre de kiosque numérique en 2007 ?
J’ai fait des études de finances et il y a treize ans, puis j’ai débuté dans les fusions-acquisitions. Ce sont mes associés actuels, Michael et Nathaniel Philippe, et Robin Sabban qui ont eu l’idée. Michael finissait des études de commerce et souhaitait acheter un magazine français en kiosque aux Etats-unis. Il ne l’a pas trouvé, ni sur internet. D’où l’idée de créer une plate-forme numérique pour la presse. Moi, j’avais beaucoup travaillé dans l’univers de la TNT et de la convergence des contenus et des contenants. On a donc tous les trois adhéré à l’opportunité de créer « l’iTunes de la presse ». Il y avait à l’époque beaucoup de projets de lancement de tablettes qui étaient évoqués. Et puis 2007, c’est aussi l’année du début des smartphones avec la commercialisation de l’iPhone. Nous lancer très tôt nous a permis de prendre de l’avance sur le marché et de convaincre relativement facilement les éditeurs de travailler ensemble et construire un catalogue. Mais nous restons une start-up, avec peu de puissance financière : c’est la technologie et notre caractère disruptif qui sont nos atouts.
Est-ce pour acquérir une plus grande marge de manoeuvre que vous avez effectué plusieurs levées de fonds ?
En effet. Nous avons effectué une première levée de 600 000 euros dès 2007 auprès de business angels et d’investisseurs privés, puis une deuxième en 2010 lors du développement des tablettes sur le marché, avec Sigma Gestion et Promelys, pour 2,4 millions d’euros.