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Luc Vignon
Directeur général adjoint en charge de la transformation digitale
La crise sanitaire en cours, car elle est évolutive, est à l’origine d’un flux d’informations conséquent. Couplée aux mesures de confinement, elle augmente considérablement la consommation média des Français, en particulier en ligne. L’ACPM estimait ainsi lundi 24 mars que le nombre de visites sur la centaine de sites d’information qu’elle certifie a été multiplié par trois, pour un total de 335 millions de visites, lors des dimanche 15 et lundi 16 mars.
La plupart de ces sites proposant leurs articles en accès gratuit, ils sont principalement financés par la publicité. Cependant, l’on sait que le contexte média revêt une importance pour l’internaute, et donc pour l’annonceur. Selon une étude menée par IAS début 2020, 72 % des Français interrogés tiennent les marques pour responsables du contenu qui apparaît à côté de leurs publicités. Par conséquent, ils sont également 72 % à déclarer qu’ils arrêteraient de consommer une marque si ses publicités apparaissaient dans un contexte dévalorisant (fausses informations, contenu violent).
Pour cette raison, un grand nombre d’annonceurs proscrit habituellement les contextes médias évoquant des actualités négatives, comme ce fut le cas pour les attentats terroristes qui ont touché Paris en 2015. “Certains annonceurs font, en temps normal, le choix d’écarter tout contexte d’actualité”, observe Mohamed Laaouissi, directeur général France de la société de mesure Meetrics – “ce qui fait tout de même peser le risque d’apparaître sur des blogs ou des vidéos non brand safe”.