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Médiamétrie
Publicité, Publicité vidéo, Radio, Vidéo
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Le Figaro
Médias, Offres payantes
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20 Minutes
Brand content, Médias, Publicité
Année après année, le social media accroît son emprise sur les usages numériques, aussi bien en volume d’utilisateurs qu’en temps passé. 43 millions d’internautes se rendent chaque jour sur les réseaux sociaux et messageries (67 % des Français, + 8 points en 5 ans) et ils y passent 1h03 en moyenne, soit 39 % de leur navigation internet. Les chiffres sont supérieurs pour les 15-24 ans, qui y consacrent 2h35 chaque jour, soit 60 % de leur temps passé sur internet (chiffres Médiamétrie//NetRatings, Année internet 2024).
Le constat est identique pour le marché publicitaire : le social media a encore affiché la plus forte progression des leviers publicitaires numériques l’an passé en France (+ 24 %), devant le display (+ 17 %) et le search (+ 10 %), selon la dernière édition de l’Observatoire de l’epub SRI-Udecam. Sa part a progressé de 28 à 31 % du marché publicitaire en ligne global (3,4 milliards d’euros), derrière le search, qui s’effrite de 43 à 41 % (4,5 milliards d’euros).
Les points clés
1. Les médias sociaux sont de plus en plus nombreux et leurs algorithmes de plus en plus insaisissables. La vidéo s’impose comme le format le plus efficace pour adresser les audiences et générer de l’engagement.
2. Le social media ne représente souvent plus que 5 à 10 % maximum des sources de trafic pour les médias. Malgré son déclin ces trois dernières années, Facebook demeure de loin le premier levier social pour les médias d’information, et un rebond du trafic qu’il génère est observé chez certains éditeurs depuis fin 2024-début 2025.
3. Les plateformes sont de moins en moins considérées comme des apporteurs de trafic, et de plus en plus comme des espaces éditoriaux en tant que tels. Mais les moyens à mobiliser sont importants et la question du retour sur investissement se pose.
Les médias sociaux sont clés pour toucher les lecteurs en ligne, en particulier les jeunes audiences, et espérer les monétiser par des publicités ou en convertir une partie en abonnés numériques. Les éditeurs d’information se heurtent à une première difficulté : les plateformes, qu’elles prennent la forme de réseaux sociaux, de supports vidéo ou photo, de forums ou de messageries, sont de plus en plus nombreuses et diverses.
A côté de YouTube, Facebook, Instagram, Messenger, WhatsApp, Dailymotion, X, Snapchat, Pinterest et LinkedIn, qui se sont imposés dans les années 2010, émergent progressivement ces dernières années TikTok, Reddit, Twitch, Bluesky, Threads, Mastodon, Discord, Telegram ou encore Signal. Ce sont désormais au moins 19 médias sociaux qui sont dénombrés en France, la plupart ayant entre quelques millions et plusieurs dizaines de millions d’utilisateurs chaque mois.
Avec parfois des progressions spectaculaires, comme TikTok, passé de 3,4 millions d’utilisateurs à 22,3 millions entre décembre 2019 et décembre 2024 (+ 472 %), et Reddit, passé sur la même période de 2,1 à 8,7 millions d’utilisateurs mensuels (+ 313 %). On ne constate pas de baisse notable chez les plateformes les plus installées. Si LinkedIn et X stagnent autour de 17 millions d’utilisateurs et YouTube à 42 millions – des chiffres déjà importants -, WhatsApp a continué à progresser de 79 %, Messenger de 36 %, Instagram de 56 % et Snapchat de 32 %, tous atteignant désormais entre 25 et 41 millions d’utilisateurs mensuels.
Au-delà de volumes d’audience très significatifs chaque mois, l‘attrait des plateformes s’observe aussi par leur fréquence d’usage, avec une utilisation chaque jour, et même plusieurs fois par jour. Facebook comptait ainsi en décembre dernier 31,9 millions d’utilisateurs quotidiens, WhatsApp 29,6 millions, Instagram 23 millions, Snapchat 19,6 millions…