La première expérience médiatisée de responsive design a été menée fin 2011 par le site du journal américain Boston Globe, qui avait été sollicité par un designer américain, Ethan Marcott, pour utiliser cette technologie. En France, les premières demandes auprès des agences sont survenues entre le second semestre 2011 et le 1er semestre 2012, avec des clients cherchant une réponse aux problématiques de développement des terminaux. « On a proposé le responsive design à nos clients de manière progressive en 2012. Certains d’entre-eux ne comprenaient pas les différences qu’il pouvait y avoir sur leur site selon le terminal utilisé, ne serait- ce qu’à partir de deux écrans d’ordinateurs dont les tailles peuvent être très différentes. D’autres étaient désarmés face au nombre croissant d’applications pour smartphones », confie Julien Dreher, directeur de la production à La Netscouade. Le responsive design est vite apparu comme une possible solution à deux nouvelles contraintes pour les éditeurs de site et les agences de création : réaliser des économies d’échelle avec un site unique pour l’ensemble des écrans et des terminaux, et ajuster automatiquement la qualité et le contenu du site au terminal utilisé. Le développement du responsive design est également favorisé par l’avènement de nouvelles technologies comme le HTML5 et le CSS3. Enfin, la décision de Google en juin dernier d’inclure le responsive design dans ses recommandations relatives au SEO a participé à la diffusion de la pratique. Mais le responsive design est une pratique encore expérimentale : les agences mettent en place de nouvelles organisations pour optimiser la conduite des projets tout en faisant preuve de preuve de pédagogie avec leurs clients Les tarifs des sites en responsive ont aujourd’hui tendance à diminuer et de premiers enseignements apparaissent.
UN DISPOSITIF MOINS CHER ET MIEUX PENSÉ
Le responsive design répond à l’origine à une contrainte économique. La multiplication depuis deux ans des supports (desktop, mobiles, tablettes…), des OS (Android, iOS, Bada…) et le développement d’une multitude de tailles d’écrans et de spécificités techniques différentes obligent les éditeurs à développer toujours plus de nouvelles applications adaptées à plusieurs mobiles et tablettes. Au tarif de quelques dizaines de milliers d’euros l’application de gamme moyenne, le coût global pour la conception, les mises à jour et la maintenance sur tous les terminaux peut rapidement devenir problématique pour une marque.