En 2020, 24 % des internautes de 15 ans et plus étaient abonnés à au moins une offre payante de sport, selon une étude publiée par Hadopi et le CSA. 6 % de cette même population était abonné à au moins une déclinaison OTT d’une chaîne de sport, et 3 % avait souscrit à au moins une offre purement OTT lancée par une ligue ou autre ayant droit. Une tendance qui concerne particulièrement les plus jeunes, moins enclins à s’abonner aux diffuseurs classiques. Ainsi, selon l’étude, « 60 % des abonnés à une offre de sport en OTT ont entre 15 et 34 ans, contre 35 % pour les abonnés à des offres classiques.
Si la part d’abonnés aux offres des acteurs du sports était à l’époque faible, la multiplication des lancements de plateformes “direct to consumer” par les acteurs du sport (ligues, clubs, fédérations, etc.), laisse penser que l’usage va se généraliser. “Aujourd’hui, un consommateur de sport veut un abonnement affinitaire et pas nécessairement payer pour un championnat complet alors qu’il ne suit qu’une seule équipe, par exemple”, explique Arnaud Simon, ex-directeur d’Eurosport et fondateur du cabinet de conseil spécialisé In&OutStories, qui a notamment travaillé sur le développement de la plateforme de basketball Skweek, et de l’offre OTT de la Ligue nationale de volley.
Sur le territoire français, des ligues dont les revenus issus des droits TV sont moins importants que pour les ligues nationales de rugby (121,4 millions d’euros de droits TV sur la saison 2019-2020) ou de football (836 millions d’euros sur la saison 2020-2021), ont développé leurs propres plateformes. C’est le cas récemment des ligues nationales de volley, de handball et de basketball.
Un marché des droits qui se contracte pour les ligues « moins premiums »
Comment expliquer cette dynamique ? D’abord parce que l’ensemble des ayant droits sportifs subissent les conséquences de la recomposition du paysage audiovisuel.