Dans un communiqué publié lundi 17 janvier, l’intersyndicale de journalistes réunissant le SNJ, le SNJ-CGT, la CFDT-Journalistes et le SGJ-FO réclame que soit mis en place un organisme de gestion collective (OGC) au profit des journalistes pour négocier avec les éditeurs et agences de presse le partage des montants perçus au titre de la loi sur les droits voisins.
À retenir. La loi de juillet 2019 instituant un droit voisin prévoit qu’une “part appropriée et équitable” des sommes collectées par les éditeurs et agences soit reversée aux journalistes, mais n’évoque pas, sur ce point, de gestion collective, ni ne précise ce que doit être un partage équitable. Les syndicats de journalistes veulent cependant une symétrie de négociation avec les syndicats patronaux – dont une majorité ont créé leur OGC, Droits voisins de la presse, pour mieux négocier avec les plateformes – et proposent que leur organisme soit la Société civile des auteurs multimédia (Scam), qui négocie, collecte et répartit déjà les droits d’auteur des journalistes.