fifty-five, la société française de conseil en data et technologie acquise par le groupe brandtech américain You&Mr Jones en 2016, a publié lundi 7 mars une étude sur l’empreinte carbone des campagnes publicitaires réalisée en interne. Les émissions de gaz carbonique générées par la conception des créations publicitaires, leur production, leur diffusion sur les supports médias et la mesure de leur efficacité sont en effet au cœur de la stratégie adoptée par le marché de la publicité et des médias pour effectuer sa transition écologique.
Elles permettent d’estimer l’impact du secteur sur l’environnement – secteur pointé du doigt sur ce sujet par une partie des consommateurs et le régulateur qui lui a consacré certaines mesures dans la loi Climat et résilience adoptée en juillet 2021.
Une campagne publicitaire numérique classique émet 71 tonnes d’équivalent CO2
C’est pour cette raison que fifty-five a mesuré l’impact d’une campagne numérique fictive, censée représenter une campagne et donc des émissions carbone moyennes sur le marché français. Baptisée “Perfume 2022”, elle concerne le lancement par une marque de parfumerie haut-de-gamme mais de taille “moyenne” d’un nouveau produit dans le cadre d’un plan média numérique de 2 à 3 millions d’euros.