Quelle est l’origine du Fred & Farid Digital Investment Fund (FFDIF) ?
Les prémices de ce fonds d’investissement ont été posées par Frédéric Raillard en 2012 après sa rencontre avec Alexandre Malsch : il a investi dans son groupe médias Melty, avec un certain succès. Fred et Farid ont ensuite poursuivi leurs investissements en tant que business angels, puis ils ont décidé de les structurer à la fin de l’année 2013 en créant le Fred & Farid Digital Investment Fund. Nous pensions qu’en tant que fonds adossé à une agence, nous pouvions apporter plus que de l’argent aux start-up : de la « smart money » en les accompagnant via du mentoring, de l’hébergement, des ressources… Le FFDIF est conçu comme une passerelle entre notre portefeuille de marques clientes – de grands groupes qui ont parfois du mal à produire de l’innovation – et un portefeuille de start-up, agiles et disruptives.
D’autres agences ont-elles une démarche identique ?
Beaucoup d’agences lancent des initiatives pour accompagner les start-up, comme BETC le fait avec le BETC Startup Lab, dans l’idée d’accompagner les jeunes sociétés innovantes car elles seront demain leurs clientes. Nous avons plutôt fait le choix d’investir en numéraire dans ces jeunes sociétés car nous pensons que cela crée avec elles un lien plus fort et des intérêts communs. Dans la même démarche, Publicis a noué en 2012 un partenariat avec le fonds spécialisé dans l’économie numérique Iris Capital, mais pour investir sur des montants très, très importants. En tant qu’acteur indépendant, nous pensons avoir la bonne taille pour pouvoir prendre la décision d’investir sur de petits montants.