Sur le marché du ciblage comportemental, Criteo est présentée comme spécialiste en retargeting. Est-ce toujours le cas ?
Oui, bien sûr. Le retargeting – qui consiste à retrouver une personne qui n’a pas conclu son achat sur un site marchand pour lui adresser ensuite une bannière personnalisée sur les sites qu’elle va visiter – a généré notre croissance. Et il la génère aujourd’hui encore. Mais, depuis un an et demi, nous avons ouvert plus largement notre spectre de solutions de display à la performance. Nous développons des produits permettant d’aller chercher des prospects, potentiellement intéressés par un produit, où qu’ils se trouvent sur le marché.
Quelle différence avec le retargeting ?
La différence, c’est que ces internautes-là ne se sont pas rendus sur les sites marchands de nos clients, et que, malgré tout, nous allons leur adresser une bannière personnalisée. Il s’agit d’acquisition de nouveaux utilisateurs qui sont potentiellement intéressés par les produits de La Redoute ou des 3 Suisses, par exemple, mais qui ne sont jamais venus sur ces sites. Il s’agit d’intentionnistes. Aujourd’hui, en plus des e-commerçants, cette solution intéresse de nouveaux verticaux comme l’automobile (Skoda, Chevrolet, Peugeot), la banque, le crédit, l’assurance, le dating, le secteur des jeux en ligne, mais également la grande consommation comme Danone ou L’Oréal.