Quel regard portez-sur la construction de l’offre numérique du groupe et particulièrement de BFMTV ? Pourquoi les groupes audiovisuels ont-ils plus de mal sur les nouveaux médias en France ?
Il faut se remettre dans le contexte. En lançant BFTMV en 2005 – et sans vouloir être prétentieux -, nous avons lancé les chaînes d’information grand public en France – puisqu’elles étaient payantes jusque-là et avec une audience moindre – et l’information en continu telle que nous la connaissons aujourd’hui. Nous avons d’abord mis en place l’information en continu et à l’époque, les médias ne voyaient pas le numérique comme une alternative. Ce qui ne nous a pas empêchés d’être très bons sur le numérique où nous avons longtemps été précurseurs : BFMTV a par exemple été la première à installer le streaming sur les supports numériques (dès 2005), puis à lancer une application pour iPad dès son lancement en France début 2010. Aujourd’hui, sur le numérique, les médias audiovisuels sont effectivement derrière les titres de presse écrite. Il y a des raisons à cela : ils y ont mis plus de moyens et plus rapidement, et ils viennent de l’univers de l’écrit, qui est jusqu’à présent très proche des contenus en ligne.