Quelle est l’activité d’Axionable ? Quels sont vos clients sur le marché publicitaire français ?
Axionable est un cabinet de conseil spécialisé dans l’intelligence artificielle et la data (il était notamment en charge de l’intégration de l’identifiant unique des éditeurs français, Pass Media, depuis arrêté, ndlr) fondé en 2016, qui emploie 40 personnes entre Paris et Montréal et devrait réaliser 4 millions de chiffre d’affaires cette année. Il y a quatre ans, nous nous sommes repositionnés sur les “technologies vertes” : recommandations sur la sobriété énergétique, prédiction des risques climatiques, audit carbone… Et pour cela, l’entreprise a obtenu la certification Bcorp.
Nous travaillons pour des acteurs de la construction (Colas, Fédération nationale des travaux publics), de la banque (Société générale, Crédit Agricole) et de l’assurance (Allianz, Maif), mais aussi avec des acteurs des médias (M6 Groupe, TF1, Radio France, Union de la publicité extérieure) et de la publicité (Publicis Group, Omnicom).
Quelles principales différences constatez-vous dans la manière d’aborder l’empreinte carbone entre le marché publicitaire français et vos autres clients ?
Contrairement à d’autres secteurs comme l’industrie ou la construction dont l’essentiel de l’empreinte carbone provient des scopes 1 et 2, 90 % de celle des médias et des acteurs publicitaires relève du scope 3. Elle est donc plus difficile à piloter, car les entreprises doivent obtenir les données d’émissions de leurs partenaires. Et la chaîne de valeur de la publicité en ligne est complexe avec une multitude d’acteurs. Avec parmi les principaux les GAFA, qui n’ont pas d’obligation de reporting car d’origine américaine et qui communique leurs données à leur bon vouloir, et quand elles sont partagées c’est souvent sans être accompagnées d’une méthodologie présentée de façon transparente.