Depuis la création du wrapper open-source Prebid.js en 2014 par AppNexus, la mise en compétition de toutes les sources de demande programmatique via le header bidding s’est largement généralisée, d’abord chez les éditeurs américains puis plus récemment en France. Prebid représentait ainsi 53 % des revenus programmatiques web hors AMP générés par les clients de la société d’optimisation Pubstack en novembre 2021.
L’intégration avec sa suite (adserver, SSP, ad exchange) de monétisation publicitaire Google Ad Manager (GAM) demeurait une problématique centrale. Ce mercredi 27 avril, le groupe a fait plusieurs annonces allant dans le sens d’une meilleure intégration du header bidding au sein de la partie adserver de GAM.
Simplification de la configuration
D’abord, en permettant l’utilisation de “groupes de rendement”, une fonctionnalité auparavant réservée à sa solution d’enchères unifiées Open Bidding. Concrètement, pour configurer les sources de demande de Prebid, les éditeurs devaient jusque-là programmer des “line items” dans leur adserver (environ 2000 par source de demande programmatique) correspondant aux possibilités de niveau de prix (avec une granularité) pour chaque partenaire SSP ou ad exchange (voir schéma à la suite).
Une complexité qui s’explique par l’essence même de l’initiative Prebid. “Au départ, Prebid est un “hack” pour contrer la prédominance de Google en créant une fonctionnalité qui permet à GAM de prendre en compte la demande issue de Prebid via des valeurs clés”, explique Loïc Pagny, senior technical account manager de la société Pubstack.

Cette tâche pouvait demander 20 à 40 heures de développement pour l’intégration d’une nouvelle source de demande, a précisé Patrick McCann, SVP of research chez CafeMedia, à AdExchanger.