1. Selon les Français interrogés, l’IA générative doit d’abord être employée comme un assistant par les rédactions et pas comme substitut aux journalistes
2. L’IA générative est dans l’immédiat appréciée pour les formats courts et serviciels, moins pour les longs formats très éditorialisés
3. Le public se montre intolérant à la moindre erreur factuelle commise par l’IA dans les médias
Trois ans après le lancement de ChatGPT et dans son sillage Perplexity, Gemini, Claude ou encore Deepseek, les outils d’intelligence artificielle sont entrés dans le quotidien des Français. Comment les utilisent-ils pour la recherche et pour la création de contenus ? Quelles sont leurs attentes pour son application aux médias et à l’information, et leur attitude vis-à-vis de son usage par les marques et la publicité ?
Pour y répondre, mind Media a réalisé avec 366, la régie publicitaire commune à la PQR, une étude auprès des Français. Nous avons posé 40 questions à 2 240 personnes via Kantar (interviews en ligne du 5 au 20 septembre 2025 – France représentative 18 ans +, panel propriétaire de 366).
Dans ce deuxième article d’une restitution qui comptera trois volets, nous mettons en exergue les attentes des Français envers l’IA générative appliquée aux médias et à l’information. L’étude complète (60 pages) est disponible auprès de vos contacts à mind Media – notamment Jean-Philippe Piau – et 366.
L’apparition depuis novembre 2022 de ChatGPT puis de multiples outils utilisant des LLM offrent de multiples opportunités d’innovation et de productivité aux éditeurs médias et à leurs équipes éditoriales. Ils créent aussi de nouveaux risques concurrentiels pour les entreprises médias, entraînent parfois un usage non autorisé de leurs contenus, et des doutes chez le lectorat sur la fiabilité et la crédibilité de l’information diffusée en ligne.
L’IA vue comme assistant éditorial, pas comme substitut
Selon notre étude mind Media-366, il y a presque autant de Français favorables à l’utilisation de l’IAG par les médias que de Français opposés (46 % contre 44%). Parmi ces 46% qui y sont plutôt disposés, 37% le sont uniquement à condition qu’il existe un contrôle humain journalistique.
L’usage de l’IA par les médias divise donc les Français. Ces réticences sont-elles un réflexe du fait d’une méconnaissance de l’IA de la part du grand public et de mises en application encore aujourd’hui peu nombreuses et peu visibles dans les offres des médias, ou est-elle profondément enracinée auprès du public ?