Les points clés
1 – Un PSE a été conclu en France avec le départ effectif fin août de 34 personnes sur 57 au sein de Yahoo France. L’ensemble de l’équipe commerciale est remerciée.
2 – Yahoo a enclenché au printemps un plan mondial de réduction de ses effectifs. 1 600 postes seront supprimés cette année sur 8 000 et certains de ses portails d’informations cessent leurs activités. Le groupe aura une présence locale minime dans les marchés européens où plusieurs bureaux sont totalement fermés.
3 – Le groupe n’a pas réussi à concurrencer Google et Meta avec une stratégie globale d’offre d’espaces médias et de technologies publicitaires. Son activité de SSP est définitivement stoppée tandis que la commercialisation de son activité de DSP est restructurée et opérée désormais uniquement depuis de grands hubs régionaux.
Les difficultés du secteur des technologies et en particulier dans la publicité en ligne ces dernières années n’ont pas épargné Yahoo. Du moins certaines de ces activités. Et elles affectent désormais directement ses équipes en France. Selon les informations de mind Media, le groupe va se séparer de plusieurs dizaines de salariés dans l’Hexagone. La totalité des équipes commerciales sont concernées.
Cette décision nous a été confirmée par le groupe américain : “Conformément à la transformation globale de notre activité adtech annoncée plus tôt cette année, nous entreprenons un changement stratégique au sein de notre activité publicitaire en France. À l’avenir, notre priorité sera de monétiser les domaines dans lesquels nous détenons une forte position sur le marché et nous travaillerons avec des clients clés dans la région.”
Si la direction de Yahoo n’a pas souhaité détailler les choix et modalités de la réduction d’effectifs, mind Media a pu en recueillir différents éléments auprès d’une demi-douzaine d’interlocuteurs. Un PSE vient d’être conclu, qui inclut les salariés d’autres équipes que le seul pôle publicitaire. Certains d’eux ont semble-t-il été volontaires pour y être intégrés. Il concerne finalement, d’après les éléments recueillis auprès de plusieurs interlocuteurs, 34 postes, soit 60 % des effectifs.
Sur les 57 personnes qui composaient le bureau, ne resteront a priori que 23 salariés : les 14 personnes en charge des contenus éditoriaux, auxquelles s’ajoutent pour l’instant moins d’une dizaine d’ingénieurs et de collaborateurs attachés à la gestion administrative et globale.