Vous avez repris La Tribune en 2012. Quel bilan faites-vous aujourd’hui ?
Notre projet est conforme à nos prévisions, nous sommes satisfaits. Il s’appuyait sur une croissance des revenus avec le développement des activités numériques et la diversification des revenus. Beaucoup de travail a été réalisé par les équipes. Le modèle économique reste fragile, mais on profite aussi d’une vraie dynamique entrepreneuriale ces dernières années : notre ligne éditoriale tournée sur l’innovation, l’entrepreneuriat et le numérique, au niveau national et local, trouve un vrai écho auprès des lecteurs, notamment les TPE et PME, qui constituent un très bon vivier d’abonnés.
Que représente La Tribune désormais ?
Le titre rassemble 48 salariés, dont 27 cartes de presse à temps plein. En 2015, notre croissance a été tirée par les revenus numériques et les événements physiques. En retenant le périmètre de 2012, nous avons réalisé 8,6 millions de chiffre d’affaires (contre environ 4 millions en 2012, ndlr), en progression de 22 % en un an. Le titre a renoué avec l’équilibre avec un excédent brut d’exploitation de 476 000 euros et un résultat net très légèrement positif. C’est la première fois depuis 2001 que La Tribune n’affiche pas de pertes.