UNE ORGANISATION TRANSVERSALE
Le modèle de développement du groupe s’appuie sur la construction de pôles d’audience autour de cinq thématiques : news, féminin, finances, culture/entertainment et sport. Lefigaro. fr fait office de portail d’accès généraliste à ces différentes thématiques et services. Les activités digitales sont d’ailleurs organisées en « business unit » (sport, entertainment, finance…) dirigées chacune par un couple éditeur/rédacteur en chef. Elles sont toutes clientes des fonctions supports marketing, technique, studio graphique et mobile du groupe, qui représentent une trentaine de personnes. La collaboration avec les équipes du print est mise en avant. Un projet de CRM doit d’ailleurs être mené en 2011 au niveau du groupe afin de comparer les typologies d’audience sur les différents supports et permettre d’approfondir les collaborations des équipes éditoriales et commerciales. « Il y a une forte prime au leader sur internet en termes publicitaires, notamment. Nous devons donc maintenir nos effort sur lefigaro.fr, qui a atteint cette position, et poursuivre notre stratégie, car nos autres actifs n’y sont pas encore parvenus », souligne Pascal Pouquet, directeur des nouveaux médias du groupe, interrogé par Satellinet. Cette organisation transversale est reproduite au niveau de la régie du Figaro, Figaromedias, qui commercialise tous les sites du groupe en plus de ses supports papiers. Figaromedias compte onze commerciaux, six personnes au backoffice et deux au marketing. Là encore, les commerciaux mettent en avant une expertise sectorielle (automobile, banque, luxe…) sur tous les sites du groupe.
RAPROCHER LES REDACTIONS WEB ET PRINT
Les rédactions des différents sites du groupe, regroupées dans les mêmes locaux – à l’exception d’Evene, qui devrait rejoindre l’immeuble du groupe, boulevard Haussmann à Paris, dans les prochains mois – comptent une soixantaine de journalistes, dont une dizaine de chefs d’édition chargés d’organiser la mise en avant des contenus. « Le site revendique la même ligne éditoriale et le même positionnement politique que le quotidien, mais pas le même traitement rédactionnel, explique à Satellinet Luc de Barochez, directeur de la rédaction du figaro.fr. Nous sommes plus exhaustifs, factuels et sur de l’information brute et chaude que le papier. Nous insistons aussi plus sur l’informaton servicielle, pendant les grèves, par exemple. » En 2011, l’un des enjeux est de parvenir à une implication plus forte des équipes du print pour produire de l’information en temps réel, mise en ligne sur le site et diffusée sur les mobiles et tablettes.