Potentiel et perspectives d’un marché émergent
Dans l’IOT, les objets sont appelés à devenir des participants actifs dans le développement des affaires, de l’information et des processus sociaux, car ils peuvent interagir et communiquer entre eux et avec l’environnement qui les entoure. « Nous sommes habitués à appréhender les médias comme des unités distinctes : une publication, une émission de télévision, une émission de radio, une vidéo sur YouTube. Avec l’internet des objets, nos téléphones compatibles NFC font que tout objet peut devenir un média. Lorsque je tiens une tasse de café équipée d’un tag RFID/NFC, elle peut lancer un film sur mon smartphone », déclare Rob van Kranenburg, fondateur du groupe de réflexion Council for the Internet of Things. Cet environnement « intelligent » offre la possibilité aux médias de fournir et d’agréger de l’information ciblée. Par ailleurs, grâce au suivi des comportements de consommation de données depuis les objets connectés, les agences de communication et les annonceurs ont la possibilité de fournir de la publicité en temps réel ou encore de varier le niveau de paiement d’un service en fonction de la localisation du client, observe la société de conseil McKinsey & Company dans une étude prospective. « L’Europe dispose d’une génération méritante d’entrepreneurs, dont ceux qui ont créé Sen.se (une plateforme d’interactions entre objets communicants), Pachube (un service en ligne permettant de connecter et partager en temps réel les données de capteurs qui équipent objets, terminaux et autres dispositifs connectés à internet) ou encore Arduino (une plate-forme, matériel et logiciels, dédiée à la conception d’objets interactifs et d’interfaces tangibles permettant de coupler des objets physiques à des données informatiques) », observe Gérald Santucci, chef d’unité « Entreprises en réseau et RFID » à la direction société de l’information et médias de la Commission européenne. « Le moment est venu de voir comment le déploiement commercial de leurs idées pourrait être facilité par du capital-risque. » « Avec l’internet des objets, nous allons assister à la démultiplication des objets communicants, de dispositifs de toutes sortes qui permettent de lier le monde physique et le monde virtuel (GPS, réalité augmentée, reconnaissance de formes, etc.), les réseaux de capteurs privés et publics, le développement des tags RFID ou 2D, souligne l’entrepreneur Rafi Haladjian En créant Francenet, la première boîte d’internet en France, je n’imaginais pas que l’internet aurait autant de perspectives et pourtant il ne concerne pour le moment que 2 à 3 milliards d’objets.