-
Le Monde
Informations générales, Offres payantes
La démission de Natalie Nougayrède était-elle inéluctable ?
Natalie Nougayrède a eu le courage d’engager ces changements et d’affronter les résistances. Face à celles-ci, elle a finalement décidé de démissionner. Je la remercie pour le travail qu’elle a su mener avec succès comme directrice et pour le sens de la responsabilité dont elle a fait preuve. Il appartient désormais à Gilles Van Kote, le nouveau directeur du journal, de poursuivre dans la voie engagée. Je lui souhaite un franc succès. Il a toutes les qualités nécessaires pour y parvenir, ainsi que l’expérience et la connaissance du journal, dont il a présidé la Société des Rédacteurs. Gilles Van Kote mènera cette mission à titre temporaire. D’ici la fin de l’année, un nouveau directeur sera désigné.
Le Monde traverse sa première crise depuis votre arrivée, avec la majeure partie des rédacteurs en chef et leurs adjoints qui ont démissionné auparavant. Comment l’expliquez-vous ?
C’est une crise de croissance. Avec la difficulté, pour les uns et les autres, d’appréhender et d’accepter les changements nécessaires issus du plan de mobilité interne et des rapprochements des rédactions papier et numérique. Il faut entendre les inquiétudes, écouter, rassurer, accompagner, mais continuer à avancer. Nous n’avons pas le choix.
Quel bilan faites-vous de la reprise du Groupe Le Monde, à l’automne 2010 ?
C’est un bilan très positif. Nous avons fait la démonstration qu’il n’y a pas de fatalité au déclin de la presse avec plusieurs éléments positifs : le redressement du journal, le lancement de nouveaux produits (M Le Magazine, notamment), la rationalisation et la maîtrise des coûts… et puis le journal a désormais une ligne éditoriale réaffirmée grâce au travail de ses deux derniers directeurs successifs : Eric Izraelewicz, puis Natalie Nougayrède.