Vous avez déjà travaillé en agence de publicité, mais pas en agence média. Pourquoi avoir rejoint Starcom ?
Le marché des médias et de la communication est à l’aube d’une grande transformation. Nous n’en vivons que le début. Anne-Sophie Cruque (présidente de Starcom France, ndlr), que je connaissais, souhaitait ma venue pour apporter à l’agence un regard neuf et extérieur. Je vais apporter ce que j’ai appris de mes expériences précédentes, par exemple à l’agence DDB et à Axa – cette dernière était venue me chercher pour diriger la Digital Academy, une entité créée en 2013 pour diffuser des compétences numériques parmi ses collaborateurs dans le monde : compétences-clés dans différents domaines, montée en compétence et transformation des savoir-faire et des méthodes de travail. Je travaillais avec les autres entités dédiées au numérique : Axa Lab, Data innovation lab, le fonds Axa Ventures…
En quoi ces expériences peuvent-elles profiter à une agence média comme Starcom ?
Lorsque j’étais directeur associé chez DDB Paris, je m’occupais notamment de la stratégie de communication en ligne de Mc Donald’s en France et en Europe du Sud, entre 2011 et 2014. Cela a été une expérience marquante pour moi. Je me suis aperçu que le digital est plutôt une affaire de collaborateurs que d’outils. La transformation digitale d’une industrie ou d’une entreprise, c’est d’abord affaire de personnes, de culture et de proximité auprès du client.
La vraie problématique, c’est comment on embarque l’ensemble de l’entreprise dans ce pas en avant vers le numérique. La plus grande erreur ici, c’est de nommer et d’installer des experts digitaux qui savent tout. Il y a un grand risque de déséquilibre avec les autres équipes.