Dans quelles circonstances avez-vous rejoint BMW France et quelle est votre feuille de route ?
J’ai intégré BMW France en 2013. C’est le fruit d’une vraie rencontre avec le président, Serge Naudin. Il était directeur financier de l’entreprise en Chine, venait d’être nommé président du directoire de BMW France et avait la volonté de faire venir de nouveaux profils. Depuis 2006, j’étais directeur marketing France de American Express, chargé de développer le portefeuille de clients et d’accompagner le lancement de sa carte Centurion (la « black card »). Avant cela, j’ai débuté à Hewlett Packard, où j’ai également été au marketing, d’abord en France, puis aux Etats-Unis pour y développer des lancements de produits (1999-2001). C’était dans la Silicon Valley : j’y ai vécu une période incroyable, notamment les débuts de Google, avant de revenir, en 2001, à la Coface, l’organisme d’assurance pour le commerce extérieur. C’est ce parcours qui a sans doute intéressé Serge Naudin. Le projet marketing de BMW France était intéressant : il fallait transformer la marque en France, et passer d’une image de marque haut de gamme, compliquée d’un point de vue mécanique et réservée à des connaisseurs, à une image de marque plus ouverte, plus accessible. Il fallait repositionner la marque vers de nouvelles cibles, notamment les femmes, et les jeunes. Le défi était très intéressant.