Le crowdfunding (« financement par la foule ») se traduit en français par « financement participatif ». A l’origine de ce nouveau mode d’apport de fonds : les sites de microcrédit, comme Kiva (2005), destinés aux porteurs de projets humanitaires dans les pays en développement. En 2009 avec Kickstarter notamment, mais aussi précédemment avec IndieGoGo (2008) ou encore MyMajorCompany (2007) en France, une deuxième génération de plates-formes d’intermédiation apparaît et se développe. Celles-ci se spécialisent dans le financement de projets créatifs, et fondent leur modèle sur une collaboration ouverte entre une communauté d’internautes et un individu ou une organisation à la recherche de fonds. En général, les internautes sont invités à miser sur un projet pour un montant égal ou supérieur à une contrepartie choisie ; par exemple, dans le cas d’un film : son nom au générique + une projection privée + une affiche… Il peut s’agir également d’une contrepartie financière. Le porteur du projet conserve, en principe, l’intégralité des droits de son projet. Les collectes durent un temps limité pendant lequel les participations financières se cumulent dans le but d’atteindre ou de dépasser l’objectif minimal déterminé. Tant que l’objectif n’est pas atteint, les contributions des participants sont mises en attente. Une fois l’objectif réalisé en termes de fonds levés, le porteur concrétise son projet… Les plates-formes de financement participatif peuvent ainsi donner l’illusion de permettre une génération spontanée de réalisations créatives grâce à la puissance de la foule. Il n’en est rien. Il apparaît, au contraire, que ces nouveaux acteurs du financement s’inscrivent bel et bien dans une chaîne de valeur déjà existante et que leurs pratiques doivent respecter certains principes marketing ou réglementaires. Dans le détail, il existe trois types de plates-formes de crowdfunding. La première catégorie est représentée par les portails de financement participatif « reward- based », à l’image de l’américain Kickstarter, qui revendique précisément 319 786 629 dollars (237 785 982 euros) de fonds misés en 2012. Dans ce modèle, une contrepartie en nature (supports physiques, goodies, invitations…) est proposée aux investisseurs en retour des fonds misés. En France, Ulule et Kiss Kiss Bank Bank, mais aussi Octopousse s’inscrivent dans cette lignée. Le deuxième type est constitué par les plates-formes de production communautaire.
PLATES-FORMES FRANÇAISES DE FINANCEMENT PARTICIPATIF : LES DÉFIS D’UN SECTEUR BALBUTIANT
Les sites de financement participatif (crowdfunding) permettent aux internautes d’investir dans des projets créatifs, et de recevoir en retour une contrepartie financière et / ou un lot en nature. Ces plates-formes représentent un secteur très dynamique au niveau mondial, mais génèrent, aujourd’hui, en France, un volume d’affaires peu consistant. Quels défis doivent-ils affronter pour se développer ? Quelles sont les pistes testées par la poignée de sociétés françaises qui sortent du lot ? Cette semaine, Satellinet fait le point sur un marché qui se cherche.
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Lundi 18 février 2013
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