L’offre éditoriale destinée aux adolescents a longtemps été insuffisante et reste incomplète. Attirés par l’absence des grands groupes de médias, notamment les portails, des pure players tirent profit de leur savoir faire autour du divertissement ou du public féminin (Webedia, aufeminin…). « Les jeunes veulent communiquer ensemble et on assiste ces deux dernières années à une évolution des contenus, souligne Alix Pandrea, le directeur général adjoint Internet, Mobile et Tablette de Lagardère Publicité. Les jeunes ne se contentent plus de partager entre eux des contenus people, ciné ou autres. Depuis deux ans, ils veulent des contenus générés par eux-mêmes. » De plus en plus, les sites développent et fidélisent donc une communauté active. Une évolution d’ailleurs appréciée des annonceurs, principalement issus de l’entertainment (jeux vidéo, cinéma, musique, édition, DVD) et surtout du secteur alimentaire, grande consommation et téléphonie mobile, afin de placer des intégrations publicitaires, plus efficaces auprès du jeune public que le display classique.
PUREFANS MISE SUR LE PARTICIPATIF
Créé en octobre 2007 par deux journalistes, Jonathan Certner et Alexandre Vogler, adobuzz.com a été racheté en août 2010 par le groupe Webedia (Purepeople. com, Puretrend. com, Purefans. com, Puremedias. com, Purecine.com, Purecharts. fr, Pureshopping. com, Dailyconso. com et Onlydesign. com). Webedia, qui a été cofondé par Cédric Siré il y trois ans, a réalisé 10 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2010 et vise 15 millions d’euros en 2011. Le groupe rassemble 80 collaborateurs au total. Depuis son rachat, Adobuzz porte un deuxieme nom, Purefans News. Les deux marques et les deux sites Purefans et Adobuzz/Purefans News seront unifiés cet été. D’ici là, Adobuzz conserve son adresse url pour des raisons de référencement. De son côté, Purefans est un réseau de communautés de fans, axé sur le divertissement (musique, cinéma et séries). Les internautes créent leur propre communauté (« Fan Zone ») sur la thématique de leur choix. « Pour l’animer, ils ont accès à une base de plusieurs millions de photos et vidéos dans laquelle ils peuvent piocher pour illustrer leurs articles, quiz, tests et sondages. Le but était de créer une véritable plate-forme communautaire, respectueuse des droits d’auteurs, afin de pouvoir la monétiser auprès d’annonceurs premiums », explique Alexandre Vogler, son rédacteur en chef. Le site revendique 173 000 inscrits, dont 5 à 10 % mettent en ligne des contenus qui représentent entre 2 000 et 3 000 contributions (articles, quiz, tests, sondages, diaporamas…) postées par jour. Selon nos informations, 20 % du budget de Purefans est affecté à la modération.