Historiquement très présents sur le secteur de la musique et des jeux en ligne, les acteurs du micro-paiement proposent une large gamme de solutions pour toucher des profils différents : réception d’un code par audiotel ou SMS surtaxé, carte bancaire, prélèvement sur facture du FAI ou de l’opérateur de téléphonie fixe, porte-monnaie électronique, cartes pré-payées, etc. « L’intérêt du micro-paiement pour un éditeur est d’offrir une variété de paiement pour s’adapter à chaque profil d’internaute à partir de 1,50 ou 2 euros et même moins et cela dans un délai très court », souligne Corine Chatal, vice-présidente de Rentabiliweb Group, interrogée par Satellinet. 40 % des internautes effectueraient ainsi une transaction par mois via micro-paiement selon l’Observatoire Hi-media du micropaiement (étude réalisée en août 2010 par Harris Interactive pour Hi-media). Cette étude réalisée sur un échantillon de 5 000 internautes en France, en Allemagne, en Espagne, en Grande-Bretagne et aux états-Unis selon la méthode des quotas indique également que 35 % des Français ayant recours au micro-paiement privilégient le SMS et l’appel surtaxés, 27 % le paiement sur la facture de leur FAI et 13 % un prélèvement sur la facture de leur opérateur mobile. La commission prélevée par les sociétés de micro-paiement, appelée « reversement », est opérée à la source, de l’ordre de 10 à 30 % selon les solutions et les volumes. Selon l’AFMM, le marché français du micro-paiement a représenté environ 500 millions d’euros en 2010 – dont 300 millions d’euros générés par le SMS – contre 400 millions d’euros en 2009. Un domaine que la presse française semble progressivement vouloir investir.
HI-MEDIA JOUE SUR LA POLYVALENCE A L’INTERNATIONAL
Fondé il y a 15 ans par son actuel PDG, Cyril Zimmerman, Hi-media a généré 222 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2010. Créé en 2003, Hi-media Payments, son pôle dédié au micro-paiement, a pris son essor en 2006 en acquérant le groupe Eurovox et sa plate-forme de micro-paiement Allopass pour 18,5 millions d’euros en numéraire. Son objectif était alors de déployer une plate-forme unifiée à l’international et de créer des synergies en proposant aux sites partenaires d’Allopass ses autres services de monétisation d’audience, liés à la publicité, aux liens sponsorisés et au marketing direct. Aujourd’hui, Allopass, présent dans 60 pays, est le leader européen du micro-paiement avec 114 millions d’euros générés en 2010 (+19 %). Le groupe revendique 8 millions de transactions par mois totalisant plus de 15 millions d’euros de flux, soit un panier moyen de près de 2 euros. Le pôle Hi-media Payments emploie 150 des 500 collaborateurs du groupe. « Ce qui fait la force d’Allopass, c’est son expérience dans le micro-paiement avec près de dix ans d’activité, et sa capacité à s’adapter aux différents usages dans chaque pays », indique à Satellinet Eric Giordano, le directeur général de Hi-media Payments. Avec 56 % de notoriété assistée en France, Allopass est ainsi la deuxième solution de micro-paiement en notoriété spontanée et assistée derrière PayPal, selon l’Observatoire Himedia du micro-paiement cité plus haut.