Comment les agences doivent-elles se transformer ?
Le niveau d’exigence augmente. L’acte de consommation se transforme et modifie les stratégies des entreprises. L’une des conséquences, c’est que les marques sont de plus en plus exigeantes dans leur communication, et donc avec les agences. Et c’est normal. J’ai une conviction forte : une agence dont le travail serait simplement convenable n’a pas de futur. L’agence se doit d’être remarquable et elle doit faire un travail exceptionnel. Seuls les meilleurs survivront, et il faut être de ceux là sur tous les volets de la communication : en RP, en social media, en événementiel, en production et en création, en conseil média, en data. C’est tout le sens de la mise en place de nos « Havas Village », mais aussi du travail de nos agences expertes en parallèle, que sont BETC, Rosapark, etc.
Faut-il intégrer encore davantage les réseaux d’agences aux sein des groupes de communication ?
Non, faire bien travailler les agences au sein d’un même groupe ne passe pas forcément par une intégration verticale des activités ; je crois que ce serait une erreur pour Havas car nous passerions d’un métier de conseil à celui de vendeur. Je veux que le groupe reste souple. Havas est capable de proposer une approche média et une approche créative – ce sont nos socles – et peut aussi se positionner au croisement des deux.