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Le Point
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Renaud Grand Clément
Vice-président et directeur général délégué de SEBDO-Le Point Le Point depuis janvier 2018
Vous avez été promu PDG du Point fin 2019, juste avant le début de la crise sanitaire et publicitaire. Quel bilan tirez-vous de ces deux dernières années
J’ai été nommé à la présidence de la régie et à la direction générale de l’entreprise en 2018, avant de devenir PDG en 2019, mais c’est un travail d’équipe ces dernières années au sein du journal. J’insiste sur ce point car nous avons mis en place une organisation complémentaire et très collective, avec notamment François Claverie à la direction générale déléguée et Etienne Gernelle à la direction de la publication pour incarner le journal et piloter les contenus avec Sébastien Le Fol, directeur de la rédaction, et leurs équipes. En 2019, nous avions eu des pertes significatives du fait d’investissements importants pour accélérer la transformation numérique du journal et consolider notre modèle. Depuis, nous avons déployé un plan stratégique pour atteindre deux objectifs : retrouver l’équilibre financier et accélérer le développement de nos activités numériques, notamment les abonnements.
Renaud Grand-Clément
2019 PDG, SEBDO Le Point
2018 Vice-président et directeur général délégué de SEBDO-Le Point, et président de la régie publicitaire
2017 Directeur général délégué, 20 Minutes
2009 Directeur général adjoint aux revenus, 20 Minutes
2006 Directeur commercial, 20 Minutes
2002 Directeur commercial adjoint, RTL Radio (RTL, RTL2, Fun, Sud Radio)
2001 Directeur des ventes, AOL France
1995 Directeur de la publicité, Europe 1
Quelle est la stratégie mise en place depuis trois ans ?
Nous avons agi sur quatre leviers complémentaires. D’abord ne pas sacrifier la qualité éditoriale – c’est la première raison pour laquelle un lecteur s’abonne -, avec un renforcement de la rédaction et des produits éditoriaux dirigés par Sébastien Le Fol, en lien avec Etienne Gernelle. Deuxièmement, nous avons internalisé ces deux dernières années nos développements technologiques, afin de capitaliser en interne sur les équipes et sur les projets réalisés. Troisièmement, nous avons fait évoluer l’organisation des équipes, pour plus de travail en commun. L’entreprise compte 220 salariés, dont 120 à la rédaction ; l’humain tient une place essentiel dans le projet que nous avons et les équipes éditoriales ont un rôle central, par exemple pour travailler sur des projets tech et data, pour lancer de nouveaux produits éditoriaux ou pour appuyer nos événements, une activité que nous développons. Enfin nous avons mis en place un plan d’économies sur trois ans, lequel a concerné tous les supports de l’entreprise, sans toucher à la qualité éditoriale : contrôle plus stricte des dépenses et frais courants, réaménagement des locaux, renégociation des coûts d’imprimerie, etc. Ce sont plusieurs millions d’euros d’économies qui ont ainsi été réalisés entre 2019 et 2021.
Le Point affichait des pertes importantes ces dernières années. Quels ont été les résultats en 2020 et 2021 ?
Le contexte sanitaire et économique de 2020 a évidemment eu un impact sur nos activités, sans néanmoins nous faire dévier de notre plan. Nos revenus publicitaires avaient accusé une baisse de l’ordre de 20 % en 2020, mais nous avons alors réussi à contenir la baisse du chiffre d’affaires global en deçà de 10 %, tout en réduisant significativement le niveau des pertes. Cette période (l’année 2020, ndlr) a été déterminante car elle nous a permis d’accélérer notre transformation. En 2021, Le Point a retrouvé l’équilibre financier et dégagera un résultat net légèrement positif.